Les réglages pour photographier le surf
Figer une gerbe d'eau, garder le surfeur net du début à la fin de la vague, ne pas brûler l'écume blanche : la photo de surf demande des réglages précis. Voici des points de départ, à adapter à la lumière et à l'image recherchée.
La vitesse d'obturation
C'est le réglage le plus important. Pour figer l'action et les gouttes d'eau, il faut une vitesse rapide :
- 1/1600 s à 1/3200 s pour figer un surfeur et les gerbes.
- 1/1000 s comme minimum dans la plupart des cas.
- 1/30 s à 1/60 s pour un effet de filé volontaire, en suivant le surfeur : l'eau devient un mouvement et le surfeur reste lisible.
Beaucoup de photographes travaillent en mode manuel, ou en priorité vitesse, avec la sensibilité ISO en automatique.
L'ouverture
Au téléobjectif, une ouverture de f/5.6 à f/8 offre une profondeur de champ suffisante pour garder le surfeur net, tout en laissant passer assez de lumière pour une vitesse rapide. Une grande ouverture (f/2.8 à f/4) isole davantage le sujet mais laisse moins de marge à la mise au point.

La sensibilité ISO
En plein jour, une sensibilité basse suffit. Tôt le matin et en fin de journée, il faut monter les ISO pour garder une vitesse rapide. Mieux vaut une image un peu bruitée et nette qu'une image propre mais floue.
L'autofocus
- Autofocus continu (AF-C ou AI Servo selon les marques), pour suivre le surfeur en permanence.
- Une zone de suivi ou la détection du sujet, plutôt qu'un seul collimateur fixe.
- Le déclenchement séparé de la mise au point (sur un bouton à l'arrière) permet de suivre le surfeur sans déclencher.
L'exposition : attention à l'écume
L'eau, l'écume et le ciel trompent souvent la mesure de lumière. L'écume blanche brûle vite : mieux vaut légèrement sous-exposer et vérifier l'histogramme. En contre-jour, on peut sous-exposer franchement pour obtenir des silhouettes nettes sur un ciel coloré.
La rafale et le format
- La rafale au maximum, en déclenchant par courtes séquences sur les moments forts plutôt qu'en continu.
- Le format RAW, qui laisse de la marge pour récupérer les hautes lumières de l'écume et ajuster la balance des blancs.
Des points de départ, pas des règles
Ces réglages servent de base. La lumière change vite au bord de l'océan, d'une série à l'autre et d'un nuage à l'autre : il faut vérifier régulièrement ses images et ajuster. Et parfois, enfreindre ces règles donne les images les plus singulières.
Pour aller plus loin
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