Que faire en cas de piqûre de physalie
Certaines années, des physalies s'échouent par centaines sur la côte landaise, poussées par les vents d'ouest. Leur piqûre est très douloureuse. Mieux vaut savoir la reconnaître et réagir.
Ce n'est pas une méduse
La physalie, aussi appelée galère portugaise, ressemble à une méduse mais n'en est pas une. C'est une colonie d'organismes qui vivent ensemble. On la reconnaît à son flotteur translucide, bleu ou violet, qui dépasse de l'eau comme une petite voile. Sous ce flotteur pendent des filaments urticants qui peuvent mesurer plusieurs mètres.

Même échouée, elle pique
Une physalie sur le sable, même sèche, même morte, reste dangereuse. On ne la touche pas, on ne la ramasse pas, et on éloigne les enfants et les chiens. Quand elles sont nombreuses, la baignade peut être interdite : on suit les consignes des sauveteurs et les drapeaux.
En cas de piqûre
Sortir de l'eau calmement. Rincer la zone à l'eau de mer, jamais à l'eau douce, qui peut faire éclater les cellules urticantes restées sur la peau. Retirer les filaments sans les toucher à mains nues : avec une pince, des gants ou le bord d'une carte rigide. Ne pas frotter, ne pas mettre de sable.
Ensuite, on peut demander conseil aux sauveteurs du poste de secours ou à un pharmacien. La douleur peut durer plusieurs heures.
Quand appeler les secours
Appelez le 15 ou le 112 en cas de malaise, de difficulté à respirer, de douleur dans la poitrine, de forte réaction sur une grande surface, ou si la victime est un jeune enfant ou une personne fragile.
Pour les surfeurs
Une combinaison intégrale protège une grande partie du corps, mais pas le visage, les mains ni les pieds. Les jours d'échouages, on regarde la plage avant d'entrer à l'eau, et on renonce si les physalies sont nombreuses.
Ces conseils sont des repères généraux de prudence. Ils ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.
Pour aller plus loin
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